Retour index
Le château d'Aguilar

Mentionné en 1020, le château d'Aguilar est alors une possession du comte de Fonollède.

Dans la deuxième moitié du XIIe siècle, il passe aux mains de la famille de Termes.

En 1210, pendant la croisade contre les Albigeois, il est occupé par Simon de Montfort, lequel capture Raymond de Termes et le laisse mourir dans un sombre cachot de Carcassonne.

Le château ne joua aucun rôle militaire pendant la période Cathare.

Trente ans plus tard, en 1240, Olivier de Termes, fils de Raymond, participera, aux cotés de Trencavel, vicomte de Carcassonne, aux derniers sursauts de la résistance occitane; cependant, ils feront bientôt hommage au roi de France, Saint-Louis. En 1260, ce dernier achète l'édifice à Olivier de Termes et y fait réaliser de considérables agrandissements.

Aguilar est en effet devenu un des cinq «fils de Carcassonne», celui qui termine la ligne de défense frontalière du côté oriental et qui commande voies d'accès en Roussillon. le site, cependant, est bien moins favorable que celui des autres châteaux de première ligne deux, qui profitaient d'escarpements naturels. Ici, la forteresse est construite, à 321 mètres d'altitude, au sommet d'une hauteur arrondie, dont l'accès est facile de tous cotés. Il est donc conçu comme un château de plaine.

Les vestiges du château nous permet de reconnaître deux époques: d'abord celle des seigneurs de Termes, le XIIe siècle, avec une enceinte pentagonale, dont la pointe est dirigée du côté le plus favorable à l'attaque. Elle renferme, au nord-est, une tour carrée qui était sans doute le donjon. La deuxième époque est celle de la possession royale. On entoure alors le château primitif d'une enceinte hexagonale, flanquée, à chaque angle, d'une tour semi-circulaire ouverte a la gorge, et pourvue de nombreuses archères à bèche. L'entrée est protégée, à l'extérieur par une barbacane en demi-cercle. Ainsi, la multiplication des dispositifs de défense compense-t-elle les facilités que le site donnait à l'attaque.

Édifiée à un point stratégique, sur une colline surplombant la plaine de Tuchan, il surveille l’accès aux corbières. Le château perd tout intérêt stratégique lorsque la frontière est repoussée au sud du Roussillon par le traité des Pyrénées et il est définitivement abandonné en 1569. La petite chapelle Sainte-Anne apporte sa note religieuse au-dessous du château.

Retour index