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Les gorges de Galamus

Dans ce pays sauvage qu'est le Fenouillèdes, à quelques kilomètres de Saint-Paul-de-Fenouillet se trouve l'un des endroits les plus impressionnants du Roussillon.

Creusées dans la falaise calcaire par l'Agly, les gorges de Galamus n'ont de cesse d'émerveiller ceux qui viennent à leur rencontre. Une corniche très étroite accrochée à la verticale à la paroi rocheuse vous emmène au pied du site.

La première chose que vous apercevez, se fondant dans la falaise juste à l'entrée de la gorge, est l'ermitage de Saint-Antoine. Occupé par des moines solitaires dès le VIIIème siècle, il masque une chapelle aménagée dans le renfoncement d'une grotte naturelle.

Un escalier souterrain permet d'accéder à l'ensemble. La route serpente au creux de la falaise, suspendue au-dessus d'une gorge vertigineuse. Tout au fond, nichée au coeur d'un chaos de roches grises et blanches, la rivière vous livre ses reflets verts.

Le quatrain suivant a été gravé à l'entrée du tunnel ouvrant les gorges en 1892 :

« Dins aquel roc pelat que trauco la sabino
Oun l'aglo dins soun bol gausabo soul beni
Penjat per un courdel ambe la barromino
L'home coumo l'ausel a troubat un cami »

Qui veut dire :

« Dans ce roc pelé que troue la sabine
Où l'aigle dans son vol osait seul venir
Pendu par une corde avec la barre à mine
L'homme comme l'oiseau a trouvé un chemin »

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