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Narbonne, le palais des archevêques

Narbonne, « première fille de Rome », a été fondée en 118 av. J.-C. Capitale de la Narbonnaise, elle est une province gallo-romaine comme en témoignent de nombreux vestiges.

Le Palais des Archevêques est composé du palais Vieux d'origine romane et du palais Neuf de style gothique.

Le palais et son donjon de 40 mètres de haut est le deuxième ensemble monumental archiépiscopal de France derrière Avignon. Ce monument hérissée de tours narre la longue histoire de l’archevêché, à la fois forteresse et résidence princière.

De part et d’autre du passage de l’Ancre, palais Vieux (XIIe-XIIIe siècle) et palais Neuf (XIVe siècle), sans cesse remaniés, illustrent l’évolution des styles : roman, gothique, classique et même néogothique, avec le pan de façade ajouté par Viollet-le-Duc.

La Cathédrale Saint-Just-et-Saint-Pasteur est une cathédrale dont la première pierre fut posée en 1272.

La cathédrale ne fut jamais achevée, arrêtée en raison de l'invasion de la ville par le Prince Noir en 1355.

Devant l’immense palais des Archevêques, un témoignage de la ville antique a été mis au jour en 1997 lors de l’aménagement piétonnier de la place de l’Hôtel-de-Ville : le vestige d’un tronçon de la Via Domitia.

Tracée par le proconsul Cneus Domitius Ahenobarbus dans le but de relier l’Italie à l’Espagne romanisée, cette voie traversait Narbonne dans un axe nord-sud et lui servait de cardo maximus.

À partir du Forum, son tracé suivait la rue Droite actuelle et franchissait l’Atax (l’Aude) sur un pont à sept arches (à l’emplacement de l’actuel pont des Marchands).

Ce vestige de la première grande route romaine tracée en Gaule à partir de 118 av. J.-C. se trouve à moins de 2,30 mètres du sol actuel de la place, ce qui correspond au dernier niveau de la ville antique. La voie a été constamment restaurée et les grosses dalles calcaires découvertes en 1997 datent de la fin du IVe siècle de notre ère.

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