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Abbaye bénédictine Saint-Pierre de Brantôme

 

SITUATION GEOGRAPHIQUE
Pays : France
Département : Dordogne
Commune : Brantôme
Noël 2009 en Dordogne. A peine deux jours sur place, pas vraiment le temps de visiter les environs. Nous avons quand même pris le temps d'aller flâner à Brantôme. Nous avions déjà visité l'abbaye et son clocher il y a quelques années. Je n'ai pas eu le temps de remettre la main sur les photos 'intérieures', elles seront donc mises en ligne un peu plus tard.

En attendant, quelques photos des extérieures, et quand ma collection le permet, les mêmes vues au début du XXème siècle en cartes postales (débloquez les scripts si besoin et passez le curseur sur les photos).

Pont Coudé : ce pont fut construit par Pierre de Mareuil (abbé commendataire 1538-1556) sous François Ier (début XVIème siècle) pour accéder au "jardin des moines". Il doit sa forme originale, à la nécessité d'enjamber la Dronne et son bief et de résister à cette rivière parfois impétueuse.

A l'extrémité du pont Coudé (côté abbatiale), se trouve le pavillon renaissance et la tour ronde. Ils étaient autrefois reliés par une porte avec chemin de ronde. De la tour, une muraille rejoignait la falaise. Le pavillon renaissance a été construit par Pierre de Mareuil à la place d'une tour.

L'abbaye bénédictine de Brantôme fut fondée en l'honneur de Saint-Pierre et Saint-Sicaire par Charlemagne en 769.

L'abbaye de Brantôme a été construite dans un site exceptionnel, au pied d'une falaise en croissant surmonté d'un écrin boisé, au bord d'une rivière, la Dronne, qui entoure la cité médiévale.

Dès le VIIIe siècle, les moines bénédictins ont vécu en troglodytes, la falaise fournissant abris et matière première de qualité pour la construction.

L'église abbatiale Saint-Pierre fut reconstruite au XIIème siècle, remaniée au XIIIème siècle, reconstruite au XVème siècle et radicalement restaurée à partir de 1850 par l'architecte aul Abadie, élève de Viollet-le-Duc.

La particularité de l’abbaye du XIIe siècle réside dans sa construction en partie dans la falaise.

Dans une dizaine de grottes aménagées dans celle-ci, il y avait le chauffoir et le lavoir des moines, le moulin abbatial, le pigeonnier troglodytique.

La « fontaine du rocher » vouée à saint Sicaire est toujours vénérée pour ses vertus sur la fécondité.

La grotte du Jugement Dernier, aménagée au xve siècle, baignée d'une atmosphère mystérieuse, décorée d'un énigmatique « triomphe de la mort » et d'une crucifixion d'inspiration italienne, témoigne de la spiritualité qui a animé pendant un millénaire la communauté des moines de Brantôme.

Actuellement, l'ancienne abbaye abrite deux musées ainsi que la mairie de Brantôme.

La tradition veut que ce soit Charlemagne qui consacra l'abbaye en y déposant les reliques d'un enfant martyr, un des saints Innocents, saint Sicaire.

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Les Saints Innocents
Les Saints Innocents sont les enfants de moins de deux ans massacrés par le roi Hérode à Bethléem "pour que périsse avec eux l’enfant Jésus".

Le massacre des Innocents est un épisode relaté dans l'Évangile selon Matthieu. Le meurtre de tous les enfants de moins de deux ans dans la région de Bethléem fut ordonné par Hérode, roi de Judée, craignant la concurrence d'un roi des Juifs dont la venue lui aurait été annoncée par les Mages, peu après la naissance de Jésus.


Le massacre des Innocents par Hérode
Toile peinte vers 1480 par Matteo di Giovanni
Exposée au musée du Capodimonte à Naples

La scène est décrite ainsi : « Les mères s’arrachaient les cheveux ; elles voulaient cacher leurs petits enfants, mais ces tendres créatures se trahissaient elles-mêmes ; elles ne savaient pas se taire, n’ayant pas appris à craindre. C’était un combat entre la mère et le bourreau ; l’un saisissait violemment sa proie, l’autre la retenait avec effort. La mère disait au bourreau : « Moi, te livrer mon enfant ! Mes entrailles lui ont donné la vie, et tu veux le briser contre la terre ! » Une autre mère s’écriait : « Cruel, s’il y a une coupable, c’est moi ! Ou bien épargne mon fils, ou bien tue-moi avec lui ! » Une voix se faisait entendre : « Qui cherchez-vous ? Vous tuez une multitude d’enfants pour vous débarrasser d’un seul, et Celui que vous cherchez vous échappe ! Et tandis que les cris des femmes formaient un mélange confus, le sacrifice des petits enfants était agréé du Ciel. »

ci-dessous les plans de l'abbaye datant de 1656.


Fontaine Médicis et buste de Brantome (1539-1614)

Philosophe, c'est là tout au bout du couvent,
Dont la Dronne baignait la façade au levant,
qu'en ce castel, perdu l'été sous les grands ormes,
Laissant ta moynerie à ses bouquins énormes,
Tu faisais librement jaser tes souvenirs ...

Dans le jardin des moines, se trouvent trois reposoirs. Ils sont les restes d'un mur du XVIème siècle.
Leur architecture, d'inspiration italienne, célèbre les ordres antiques :
colonnes cannelées, chapiteaux corinthiens, frises des pilastres qui se prolongent sur l'arc,
entablement et corniches à modillons.


L'abbaye au dernier plan vue du jardin des moines, avec deux de ses trois reposoirs

Le cloître de l'abbaye a été reconstruit vers 1465 et achevé en 1539. Trois des quatre galeries ont été supprimées en 1858 Seule l'aile ouest avec voutes en croisées d'ogives subsite.


La cour intérieure, les grottes


Maisons le long de la Dronne, vue prise depuis l'arrière de l'abbatiale Saint-Pierre


Carte postale ancienne représentant les bas-reliefs dans la grotte de l'abbaye


A la sortie de la ville, se trouve un ancien dolmen, le dolmen de la pierre levée "Peyrelevade".

 


 

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