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Corseul, le temple de Mars

SITUATION GEOGRAPHIQUE
Pays : France
Département : Côtes-d'Armor
Commune : Corseul


Table de Peutinger
La Table de Peutinger, appelée aussi Carte des étapes de Castorius, est une copie du XIIIe siècle d'une ancienne carte romaine où figurent les routes et les villes principales de l'Empire romain. Elle serait l'œuvre d'un moine copiste anonyme de Colmar, qui aurait reproduit vers 1265 un document plus ancien.

La Table est composée de 11 parchemins conservés; un douzième étant perdu. Ceux-ci sont assemblés pour former une bande de 6,82 m sur 0,34 m. Elle montre 200 000 km de routes, mais aussi l'emplacement de villes, mers, fleuves, forêts, chaînes de montagnes.

La Table montre la totalité de l'Empire romain, le Proche-Orient et l'Inde, indiquant le Gange et Sri Lanka (Insula Taprobane), et même la Chine est mentionnée.

Le sanctuaire du Haut-Bécherel, dit "temple de mars" par référence à l'identification de Corseul, à moins de 2 km, avec le "Fanum Martis" de la table de Peutinger, s'inscrit parmi les témoins les plus remarquables de la civilisation gallo-romaine en Bretagne.

Cette construction est comparable à la cella du "temple de Janus" à Autun ou à la "Tour de Vésone" à Périgueux. Son exceptionnelle conservation et la qualité de sa construction justifient la présence de la cella sur la première liste d'édifices classés monuments historiques établie en 1840 sous l'égide de Proper Mérimée.

Corseul "Fanum Martis" était la capitale gallo-romaine des Coriosolites, créée vers 10 av. J.-C et citée par Jules César dans son ouvrage "La guerre des Gaules".

Construit vers 70 après J.C, ce vestige gallo-romain, dédié à Mars le dieu de la guerre, prend la forme d'une tour polygonale dont il ne reste que trois pans de murs. La taille et la complexité du monument laissent penser que des divinités celtiques étaient tout autant célébrées que le dieu Mars.

La cella octogonale représente la demeure sacrée du dieu de la guerre. Il ne reste que trois pans de murs d'une dizaine de mètres de hauteur.

Il ne s'agit toutefois que de la partie immergée d'un ensemble monumental de près de 1ha de superficie, ensemble connu, dans ses grandes lignes, depuis les fouilles et le levé de plan réalisés par Emile Fornier en 1869.

Le monument s'inscrit autour d'une cour de 5000m² de superficie. Cette aire sacrée, clôturée par un simple mur à l'est, est bordée par 3 galeries-portiques dont le sol était exhaussé auxquelles sont accolées des chapelles, et, à l'ouest, le coeur du sanctuaire : la cella ceinte par déambulatoire.

L'aire sacrée rassemblait les populations lors des grandes fêtes religieuses. Les galeries témoignent de rites processionnaires complexes au cours desquels les pélerins déposaient des offrandes aux divinités. L'ampleur et l'organisation du monument laissent penser que Mars n'était pas la seule divinité honorée en ce lieu et que des divinités celtiques y étaient associées.

Le sanctuaire fut construit d' un seul jet, vraisemblablement vers le milieu du 1er siècle de notre ère. Il fut utilisé jusqu' à la fin du 3e siècle. Cet ensemble cultuel antique, de par ses proportions, est unique en Bretagne. Il comprend la cella octogonale et une cour entourée d' une galerie sur trois côtés. L' emprise du fanum atteint 90 m sur 80. A l' angle sud-est du site se trouve une ferme du 16e siècle.

Le temple aurait été détruit au XIème siècle pour servir de matériaux de construction à l'abbaye de Léhon.

Autre site de référence sur Corseul et le temple de mars : Corseul, capitale gallo-romaine des Coriosolites

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