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La basilique du Folgoet

 

SITUATION GEOGRAPHIQUE
Pays : France
Département : Finistère
Commune : Le Folgoët

Le Folgoët, petite commune du Finsitère est principalement connu par la renommée de sa basilique, notamment de son jubé. En pierre de Kersanton, le jubé surprend quand on rentre dans la basilique. Dommage qu'il soit si peu mis en valeur.

Le nom de la commune et la construction de la basilique viendrait de la légende lié Salaün, le "fou du bois" (Fol ar C'hoat). Peu après sa mort, en 1358, on découvrit un lys, prenant racine dans sa bouche et sur lequel était écrit en lettres d'or "Ave Maria".

Les foules accouraient sur les lieux. Le duc Jean IV qui venait de gagner la bataille d’Auray, décida d’y bâtir une église et pose la première pierre en 1365. Jean V, son fils, acheva son oeuvre. Des pèlerins célèbres l’honorèrent de leur visite : la duchesse Anne de Bretagne devenue reine de France y séjourna en 1494 et en 1505, puis sa fille Claude avec son mari François 1er en 1518 et beaucoup d’autres. C'est ainsi que la basilique connut son heure de gloire.


Le jubé en pierre de Kersanton

A son époque la plus glorieuse, la basilique fut desservie par un collège de chanoines, jusqu’à 10, d’où l’origine de la collégiale. Ils priaient pour les fidèles ou les seigneurs qui avaient fait don de leurs biens afin d’être assurés des prières du clergé.


Vue extérieure de Notre-Dame-de-Folgoet

Le malheur vint des décrets de Louis XIV qui remet la collégiale au rang de chapelle. Puis un incendie dû à une imprudence dévasta l’édifice en 1708. En 1790, à la Révolution, c’est la saisie des ornements des vases sacrés, des meubles et des archives. En 1791, vente de l’église qui deviendra grange, écurie, caserne. En 1792, destruction des cloches, elles retournent à la fonderie. En 1793, croix abattues, statues renversées, décapitées, armoiries mutilées. Ce n’est qu’en 1810 qu’une douzaine de paroissiens rassemblent l’argent nécessaire pour le rachat de l’église et la rendent au culte et aux pèlerinages. En 1829, la basilique devient centre paroissial.

En 1888, Pie IX accorda l’honneur du couronnement à Notre Dame de LE FOLGOET. Le superbe vitrail de la façade sud commémore cet événement.


Le vitrail : la vierge remet le rosaire à St Dominique accompagné de St Vincent Ferrier et de Ste Catherine de Sienne. Les médaillons représentent les 15 mystères du rosaire.

Les 15 mystères du rosaire
Dès 1480, on retrouve dans les livres de rosaire, 15 mystères. C’est un père dominicain, Alberto de Costello, qui fut le premier à désigner ces méditations avec le terme de mystère (1521).

Popularisé au cours du XVIe siècle, les 15 mystères sont les suivants :
« Mystères Joyeux » :
- l’Annonciation
- la Visitation
- La Nativité
- La présentation de l’enfant Jésus au Temple
- Le Recouvrement de l’enfant Jésus au Temple

« Mystères douloureux » :
- Agonie de Jésus au jardin des Oliviers
- Flagellation
- Couronnement d’épines
- Portement de Croix
- Mort de Notre Seigneur sur la Croix

« Mystères glorieux » :
- Résurrection
- Ascension
- Pentecôte
- Assomption
- Couronnement de la Très Sainte Vierge au ciel

 


 

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