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Thermes gallo-romains de Hogolo

 

SITUATION GEOGRAPHIQUE
Pays : France
Département : Côtes-d'Armor
Commune : Plestin-les-Grèves
Petit site entretenu en bord de mer, à proximité de la commune de Plestin-les-Grèves, les thermes gallo-romains du Hogolo sont expliqués aux promeneurs par trois panneaux expliquant l'architecture et la décoration des lieux.

Découvert en 1892, le site du Hogolo fait l'objet de plusieurs campagnes de fouilles au cours du XXe siècle, qui mettent au jour cet édifice datant du Ier siècle. Agrandi au IIe siècle, il est transformé en habitation de type agricole au début du IIIe siècle, puis démoli au IIIe-IVe siècle, sans doute en raison d'un déclin économique.

Bâtis selon un plan commun à tous les édifices de bains romains, les thermes obéissent au principe de l'hypocauste.


1. escalier d'accès ; 2. vestiaire ; 3. salle froide ; 4. pédiluve ; 5. baignoire froide ; 6. vestibule des salles chauffées ; 7. baignoire chaude ; 8. chaufferie ; 9. salle tiède ; 10. salle chaude ; 11. chaufferie ; 12. baignoire chaude ; 13. fosse de stockage des cendres du foyer 14. remise comprenant l'aire de travail pour la chauffe des thermes ; 15. réservoir d'eau chaude

Les pièces sont construites avec un vide sous le sol et entre les cloisons. Un four est situé dans cette partie ; une fois le feu allumé, les flammes et la fumée sont aspirées sous les sols et dans les doubles cloisons, avant de s'échapper par les cheminées.

Le rite thermal romain, emprunté aux Grecs, comprend d'abord un passage au tepidarium, salle tiède, où le corps est frotté avec le strigile, lame de fer recourbée pourvue d'un manche. On se rend ensuite à la salle chaude comprenant des bains de vapeur pour la sudation. On regagne enfin la salle de bains froids.

L'édifice thermal du Hogolo, construit au début de notre ère, ne comportait dans un premier temps qu'une salle froide et une salle chaude avec baignoire. A la fin du premier siècle, la remise a été agrandie et une baignoire chaude adjointe à la partie ouest des bains.

A la fin du IIème siècle, le bâtiment a été transformé en habitation. Occupée par des pêcheurs au IIIème siècle, elle a été abandonnée au IVème siècle. Les matériaux encore utilisables ont alors été récupérés. Les ruines, pour partie rasées, pour partie remblayées par les décombres, disparaissent sous les champs puis sous les dunes. L'état présenté actuellement est celui du IIème siècle, période d'extension maximale de la partie thermale.

Les thermes du Hogolo font partie de tout un ensemble de villas, de thermes, de temples et de fortifications qui parsemaient la campagne entre l'estuaire du Léguer et la ria du Douron durant l'époque gallo-romaine.

Le chauffage par hypocauste
Dans le système de chauffage par hypocauste, la source de chaleur est un foyer (1), et l'air chaud est canalisé dans un conduit avant de se répartir sous un sol de béton carrelé (2) suspendu sur des pilettes (3), puis de s'élever dans l'épaisseur du mur par des tubulures (4) fixées au mur par des crampons de fer (5) et enfin de sortir par des orifices pratiqués au niveau du toit. Un réservoir métallique placé sur le foyer, permet d'alimenter en eau chaude certaines baignoires à l'aide de canalisation en plomb.


Ce système caractéristique de la civilisation romaine a permis de chauffer certaines d'habitation ou des salles publiques, mais il a surtout été à la naissance du développement des bains en Gaule, qu'ils soient publix ou privés.

Sources & Liens intéressants :
Inventaire générale des monuments

 


 

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