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Retour Bretagne - Septembre 2009 |
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Pointe du bout du monde ou Pennn ar Bed, elle doit son nom actuel aux reliques de Saint Matthieu rapportées d'Ethiopie par des marins léonards au VIème siècle.
Encastré dans les ruines d'une abbaye bénédictine du XVIème siècle, tour à feux sous Louis XIV, le phare actuel date de 1835 et a une portée de 53 kilomètres.
Sa hauteur au dessus du sol est de 37 mètres et de 58 mètres au dessus de la mer (à marée haute).
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L'abbaye Saint-Mathieu de Fine-Terre était une abbaye bretonne, dont les ruines enserrent le phare et le sémaphore qui se dressent sur la pointe Saint Matthieu.
L'abbaye fut édifiée en plusieurs étapes du roman (XIè-XIIè) au gothique (du XIIIè au XVè).
Une communauté de moines bénédictins vécue dans l'abbaye du XIème siècle à la Révolution française. Elle connut un grand rayonnement à partir du XIIe siècle devenant le centre d'une intense activité avec une véritable petite ville autour du monastère. Il n'en reste quasiment rien aujourd'hui.
Selon la légende une première abbaye aurait été fondée en ce lieu au VIe siècle par saint Tanguy, sur des terres dont il avait hérité, qui s'étendaient depuis la rivière du Caprel (havre de Brest) jusqu'à Penn ar Bed. Il aurait choisi un promontoire sur ce site sauvage, isolé du monde, proche de la mer qui vient se fracasser sur les falaises.
En 1835, le phare fut construit, nécessitant la destruction de deux chapelles du chevet de l'abbatiale. Puis l'ancienne tour à feu, réduite de moitié pour dégager la zone du faisceau lumineux du phare. | ||||
Un historien du XIXe siècle, Jules Michelet, qui visita le site, en donna une vision tourmentée qui évoquait la rudesse inhospitalière de ce promontoire du bout du monde : « C'est la limite extrême, la pointe, la proue de l'ancien monde. Là, les deux ennemis sont en face : La terre et la mer, l'homme et la nature. Il faut la voir quand elle s'émeut, la furieuse, quelles monstrueuses vagues elle entasse à la pointe Saint Mathieu, à cinquante, à soixante, à quatre-vingts pieds ; l'écume vole jusqu'à l'église ou les mères et les sœurs sont en prières. Et même dans les moments de trêve, quand l'océan se tait, qui a parcouru cette côte funèbre sans dire ou sentir en soi : Tristes usque ad mortem ! »
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