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Caen, le château ducal

 

Le château de Caen fait actuellement l'objet d'une grande restauration et réaménagement intérieur. Je profite donc de l'occasion pour rassembler sur cette page, plusieurs photos prises à différentes époques, avant, peut être, de mettre en avant dans quelques temps le futur site réaménagé.

C'est Guillaume, septième duc de Normandie, encore dénommé le Bâtard avant de devenir le Conquérant, qui vers 1050, donne le vrai départ à la ville de Caen.

Lorsqu'en 1066, Guillaume le Bâtard, né à Falaise des amours illégitimes de Robert le Diable et d'Arlette, fille d'un tanneur, devint Roi d’Angleterre, il fit édifier le château. Il fit de la ville de Caen et du château sa résidence favorite. Aujourd'hui encore, les vestiges du château couvrent une étendue considérable. Avec ses 5 hectares, il est l'une des plus grandes enceintes castrales de France.

Ci-dessous plusieurs vues de l'enceinte.

Les premiers éléments d'une grande forteresse se mettent en place rapidement sur la colline qui domine la vallée marécageuse où coule l'Orne.

Implanté sur une roche de 30 mètres à peine au dessus du niveau de la mer, il offre un magnifique panorama sur la "Ville aux Cent Clochers".

Sur la photo ci-contre, une vue de l'église Saint-Pierre prise des remparts.

A l'époque, le château dominait les deux vallées de l'Orne et de l'Odon. Grâce à son escarpement à pic, le château possédait une fortification naturelle à l'est.

Après sa conquête de la Normandie, Philippe Auguste (1165-1223) veut apposer la marque de son autorité et de sa puissance et renforcer ses places militaires. Un large fossé complète alors ce dispositif défensif.

Ces fossés n'ont jamais contenu d'eau, leur profondeur suffisant à défendre cette forteresse, qui ne fut d'ailleurs jamais prise d'assaut.

Le 5 juin 1944, le château de Caen est donc toujours intact. Pour son malheur il sert de casernement à des soldats allemands et se trouve inscrit dans le cycle de bombardements prévus par les anglo-américains. A l'aube du 6 juin 1944, un déluge d'obus et de bombes s'abattent sur la ville et sur son château quasiment sans interruption, du jour du débarquement le 6 juin à la libération de Caen le 9 juillet. Les bombardements des 6, 7, 8 et 12 juin, du 18 et du 22 juin sont particulièrement destructeurs. Ce qui reste debout, s'écroule lors des bombardements des 7 et 8 juillet 1944, où le château et ses abords sont littéralement encadrés par le pilonnage des bombardiers alliés. La garnison allemande s'était pourtant repliée.

Si la porte des Champs et la porte Saint Pierre ont un peu moins souffert, partout ailleurs c'est la désolation. Du château, il ne reste maintenant que des ruines.


La porte Saint-Pierre (face à l'église st Pierre)

La porte des champs (sortie vers l'est du château)

Aujourd'hui, on peut encore visiter à l'intérieur du château la salle de l'Echiquier, que l'on doit à Henri Ier Beauclerc, fils de Guillaume. Cette salle servait d'apparat aux ducs normands qui avaient élus domicile dans ce château.

On peut aussi y voir le logis des gouverneurs (XVIIème et XVIIIème siècles) qui abrite désormais le musée de Normandie.

La statue qui se trouve devant le musée de Normandie se trouvait autrefois place de la République et était une partie composante de la statue de Demolombe (buste de Demolombe avec à ses pieds "un écoutant attentionnée").
C'est donc "l'écoutant attentionné" que nous retrouvons ici ...

Le château de Caen abritait également une chapelle, la chapelle Saint-Georges, toujours existante mais qui sert aujourd'hui de salle d'exposition.

A proximité du château, visible depuis les remparts, se trouve la celèbre maison des quatrans.

La famille des Quatrans, tabellions du roi à Caen, se fit construire un hôtel à la fin du XIVe siècle.

Avec les n° 52 et 54 de la rue Saint-Pierre, cette maison est une des rares survivances de l’architecture médiévale civile à Caen.

Comme souvent dans la cité ducale, seule la façade donnant sur rue est construite en pans de bois. Chaque étage est légèrement en saillie sur l’étage inférieur.

À l’arrière, on abrita l’escalier dans une tour polygonale surmontée d’une chambre haute rectangulaire. Malgré la restauration du bâtiment post-bombardement, la tourelle disparut à jamais.

Pour terminer, une vue des chantiers actuels.

 


 

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