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Château et église de Rânes

 

SITUATION GEOGRAPHIQUE
Pays : France
Département : Orne
Commune : Rânes

La commune de Rânes ne fait pas partie des étapes touristiques les plus importantes de l'Orne, mais je connaissais l'endroit pour en posséder quelques cartes postales anciennes.

Une petite page pour la découvrir un peu ...

Source des textes : http://membres.lycos.fr/collegebrassens/ranes.html

Le château de Rânes
Le château prit la relève de la vieille citadelle d'Asnebecq qui appartenait au XIème siècle au comte Warvick, baron de Neufbourg. Acheté le 3 août 1404 par Guillaume de Méheudin, le manoir de Rânes fut alors transformé en une importante construction dont la tour carrée à mâchicoulis et créneaux est la pièce maîtresse.

Le château comprend un donjon central, avec de chaque côté le corps du bâtiment flanqué à chaque extrémité de deux tours carrées. Son architecture est caractéristique de part sa symétrie irrégulière, avec ses créneaux et ses mâchicoulis, ses fenêtres à meneaux, sa grille de fenêtre en fer forgé et ses gargouilles.

De chaque côté du donjon central, se trouve le corps du bâtiment. Le 15 juillet 1719, un incendie ravagea le château. Il fut restauré par Louis d'Argouges qui sut harmoniser le style grand siècle avec l'architecture du donjon.

Aux extrémités du corps de bâtiment deux tours carrées ont été construites par Jacques d'Argouges à la fin du XVIeme siècle.


Ce château est l'un des plus importants du département de l'Orne.
Trente anglais furent battus par trente français en 1432 aux environs du château.
La Normandie eut donc aussi son combat des Trente.
Rânes était jadis une baronnie qui entra en 1550 dans la maison d'Argouges et fur érigée en marquisat en 1672.

Les Broglie, après la révolution vont transformer le château en une agréable demeure au milieu d'un parc.

Endommagé à la libération, le château fut restauré et sert maintenant d'Hotel de Ville.


Le château, côté du parc

La légende de la féé d'Argouges
Pour atteindre la chambre de la fée, il faut monter un escalier en colimaçon situé dans l'épaisseur même des murs. Cette petite pièce comporte une cheminée ainsi qu'un pavage de carreaux armoriés en terre cuite. En haut de la tour, on peut apercevoir l'empreinte du petit pied de la fée sur un créneau de granit.

Un seigneur de Rânes était l'époux d'une belle et aimable fée. Ils étaient très heureux. Le chatelain ne rêvait que de sa fée et la fée, de son côté, s'enthousiasmait des exploits guerriers de son chevalier. Ce bonheur aurait pu durer éternellement mais une condition devait être respectée : personne ne devait prononcer le nom de "la mort" devant la dame sous peine de la voir disparaître à jamais.

C'est malheureusement notre châtelain qui commit l'irréparable : un jour, que la fée s'attardait à se faire belle, le chevalier qui pestait d'attendre se mit à jurer par la mort :

" Madame l'on s'impatiente
S'il fallait prolonger mon sort
Je pourrais sûr de longue attente
Vous envoyer chercher la mort"

La fée disparût alors ne laissant seulement que son empreinte, le plus petit et joli pied que l'on eût jamais vu, sur un créneau de pierre.

Jusqu'à la fin de ses jours, le Seigneur de Rânes pleura la disparue. L'on raconte d'ailleurs que hantée par le regret de son existence passée, la Fée revient errer le donjon de Rânes et qu'on l'entend murmurer le mot fatidique qui provoqua sa chute.

L'église de Rânes, Notre-Dame de l'Assomption

L'église fut construite par Samson de Saint Germain vers 1450. Sa tour carrée est la réplique exacte de celle de Notre Dame de Guibray à Falaise. La chapelle seigneuriale, primitivement placée sous le vocable de Saint Nicolas, existait dès 1488.

En 1528, Aubert de Saint Germain fonda dans l'église paroissiale, une chapelle dite de la Conception de Notre Dame, formant transept avec celle de Saint Laurent.

Plus tard, la chapelle Saint Nicolas, devenue chapelle Saint Eloi, ne fit plus qu'une avec cette chapelle privilégiée. Le maître-autel, érigé en 1642 par Henri d'Argouges, fut surmonté d'un important retable masquant l'ancienne fenêtre du choeur. Ce retable en bois sculpté est remarquable : il est composé de deux colonnes en torsades agrémentées en relief des fruits de la terre encadrant un tableau représentant l'Assomption inspiré de Murillo. II est surmonté de belles armoiries d'Argouges et de Cauvigny.

Sur la gauche du chœur, très beau banc d'œuvre formé de panneaux Renaissance en chêne sculpté. On peut remarquer dans la chapelle Saint Laurent un retable de pierre du XVème siècle enchâssé dans le mur et deux tableaux du XIXème : Saint Blimond et Saint Vinock.

A la croisée du transept, les pilastres reçoivent les ogives d'une moulure des plus simples retombant sur des chapiteaux ornés d'écussons à la tombée de chaque arc doubleau. Dans la nef, tableau de l'Adoration des bergers d'inspiration flamande et, au dessus du monument aux morts, petite piéta, copie XIXème d'un tableau du XVIème. Le portail a été édifié en 1676 par le curé Jacques Héron qui restaura aussi toute l'église.

Détails des statues de la façade

Liens intéressants sur Rânes :
Rânes avant la seconde guerre mondiale
Le blog de Rânes

 


 

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