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Descente vers le casino et son lac, puis on a un peu poussé vers les thermes. Il va falloir que je me renseigne plus en détail sur les sentiers de randos et les curiosités qui existent dans la région, car un peu déçue de cette promenade dominicale. Ci-dessous le trajet parcouru :
![]() Départ de l'hôtel de ville, passage au Roc au Chien, descente vers le casino, passage devant le lac, direction les thermes, direction l'hôtel du Roc au Chien, puis remontée vers le Roc au Chien et retour au parking. Un peu plus de 5 km.
Ci-contre, l'hôtel Le Roc au Chien, typique de la construction des années 1900 : tourelle en pignon, fenêtres en arceaux, balcons en rotonde, manteau de vigne vierge ...
La commune serait située sur les terres de Lancelot du Lac, et alimente les légendes arthuriennes. Le culte de Saint-Ortaire y serait né.
Un dragon, qui avait trouvé refuge dans le défilé rocheux où coule La Vée, terrorisait la population locale en réclamant son tribut de bétail. Une année de disette où le bétail fut rare, il réclama une jeune fille vierge.
Armé d'un chapelet et de sa foi en Saint-Hilaire, Saint Ortaire aurait vaincu le dragon en le pétrifiant. Le dragon serait de nos jours ce rocher, dénommé Roc au Chien, qui garde le défilé face à l'actuel établissement thermal.
Les eaux de Bagnoles de l'orne
L'eau thermale, qui voyage depuis 2 000 ans à travers un couloir granitique d'environ 800 mètres de profondeur, émerge sous l'établissement thermal dans un puits profond de 13 mètres, où elle est canalisée.
La source jaillit à une température de 25,8° à raison de 50 000 litres à l’heure (48 m³), soit 1,2 millions de litres par 24 heures. Dans cette eau faiblement minéralisée, très acide, oligométallique, on note également la présence de radon (radioactivité de 2 millicrocuries d'émanation dissous par litre) d’un effet curatif déterminant dans le traitement des troubles de la circulation.
Une légende raconte que le seigneur médiéval Hugues de Tessé sentant qu'il atteignait la fin de sa vie décida d'abandonner son cheval "Rapide" dans la forêt d'Andaine.
Selon une autre légende, un très vieux père capucin privé de l'usage de ses jambes fut conduit à la source.
« Mon Dieu, fais que cette eau me rende,
Le père capucin plongea dans les eaux de Bagnoles et retrouva une étonnante nouvelle vigueur. De joie, il sauta entre les plus hautes roches situées au-dessus de la ville. Ces roches s'appellent toujours "Le Saut du Capucin".
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Une dernière légende raconte que le seigneur Essirard, mariée à une jeune dame, et n’arrivant pas à avoir de descendance, se serait lui aussi baigné dans cette source. Quelque temps plus tard il eût enfin un héritier (la légende raconte qu’il aurait eût jusqu'à 10 enfants !).
Le Roc au Chien
Deux légendes enveloppent de mystère ce site naturel.
La première raconte qu'un enfant aventureux serait tombé dans une crevasse. Son chien l'aurait suivi, et grâce, à ses aboiements, l'enfant aurait été retrouvé puis sauvé. En souvenir le chien aurait été enterré sur place et l'endroit appelé Roc au Chien.
L'autre légende évoque un seigneur qui, s'étant mal conduit, aurait reçu les foudres divines et aurait été transformé en monstre à tête de chien et à pattes de tigre.
N'ayant trouvé aucune ressemblance au rocher avec une forme de chien, j'opterai plutôt pour la première légende.
Construit entre 1835 et 1859 sur l'ancienne commune de Tessé la Madeleine, le château Goupil héberge aujourd'hui l'hôtel de ville de Bagnoles de l'orne.
A la fin du Règne de Louis XVI, vivait une famille de condition très modeste qui avaient deux fils : Jean et Louis. Disparus pendant la révolution, on les vit revenir à Tessé en 1829 où ils firent construire une grande maison appelée actuellement "le logis", place de l'église. La soudaine réussite des deux frères étonna les tesséens. Les deux frères meurent en 1850, entraînant avec eux le secret de leur mystérieuse réussite. A leur mort, Anne-Marie Goupil, fille de Jean et épouse de Louis, fit construire le château où elle habita avec son fils et sa bru. Si des doutes ont plané sur l'honnêteté des frères Goupil, personne ne sut jamais le secret de leur fortune. Devant le mausolée, deux grands arbres se sont soudés l'un à l'autre;, comme si dans un ultime élan, deux forces avaient voulu se joindre par-delà la mort.
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