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Orbec - Eglise Notre-Dame

SITUATION GEOGRAPHIQUE
Pays : France
Département : Calvados
Commune : Orbec
L'église d'Orbec est dédiée à la Vierge dans le mystère de son Assomption.

Cette église fut reconstruite après la guerre de Cent-Ans à l'extérieur de l'enceinte à l'emplacement de la chapelle St-Jean dont le choeur a été conservé.

La tour défensive a été construite avec les pierres du château démantelé en 1378 et a été surélevée ensuite. Datant du XVème siècle, il s'agit d'une tour massive de style anglais, avec contreforts et plateformes.

La nécessité d'une telle tour pour l'église venait de la destruction du château, cette tour servant à la fois de tour porche, tour de guet et clocher.

Le clocher, de 43 m de haut, est de la fin du XVIème siècle.

Les trois vitraux ci-dessus sont du XVIème siècle. Au milieu, il s'agit d'un arbre de Jessé.

Ci-dessous d'autres très beaux vitraux de l'église :

La tour, caractéristique de l'architecture de la fin du XIVème siècle (contreforts en angle, profil à filet des colonettes et des ogives, bases et chapiteaux cylindriques) détermina le plan de la nouvelle église : en croix latine, comprenant une nef de la largeur du choeur conservé et un transept de même ampleur que la tour.

Sur la façade, jolie petite statue de granit : Notre Dame d'Orbec

Notice historique sur le grand Christ (extrait de l'introduction présente dans l'église)

Ce christ est celui du calvaire qui dominait autrefois la ville d'Orbec, depuis 1765.

Avant 1789, lorsque les condamnés à mort étaient conduits au gibet, on les arrêtait face au Calvaire. En chemise, pieds nus, une torche à la main, ils faisaient amende honorable devant la foule réunie, avant que le cortège ne reprenne la route vers le lieu de l'exécution. Ce genre de cérémoinie s'effectuait dans toutes les villes où se trouvait une Haute Justice.

A la révolution, le Christ fut décrocher de sa croix, attaché avec des cordes et trainait en dérision dans les rues de la ville. Des orbecquois respectueux de l'image du Christ le récupèrèrent et le cachèrent jusqu'à la fin de la Révolution.

Le 5 août 1889, le Christ fut donné aux soeurs de Notre-Dame qui le firent restaurer. En 1906, à la fermeture de la maison des Soeurs, le Christ trouva asile dans l'ancien presbytère. En 1909, le Christ revioent dans la chapelle du Vieux Couvent.

A la désaffection de la maison des Soeurs en 1983, le Christ est sollenellement transpoirtés dans l'église d'Orbec le jour des rameaux.

On peut désormais le voir au niveau du pilier gauche qui domine l'autel.

La justice seigneuriale
Il existait 20 000 à 30 000 cours de justice seigneuriale dans le Royaume de France.

Ces cours étaient chargées de la Justice, arbitrant les conflits au sein des villages.

Jusqu'au XVIème siècle, la cour seigneuriale est présidée par le seigneur, ou l’un de ses représentants : prévôt, bailli, sénéchal ou simple juge. Après le XVIème siècle, le seigneur nomme un juge diplomé d'une faculté de droit.

On distingue trois degrés de justice seigneuriale :
- La Haute Justice : le seigneur peut juger toutes les affaires et prononcer toutes les peines, dont la peine capitale, celle-ci ne pouvant toutefois être exécutée qu'après confirmation par des juges royaux (appel obligatoire, porté devant les parlements). La haute justice jouit de la plénitude de juridiction au civil comme au pénal.
- La Moyenne Justice : le seigneur peut juger les rixes, injures et vols. Les délits ne peuvent être punis de mort. Pratiquement, la moyenne justice joue un rôle important au civil, notamment en matière de successions et de protection juridique des intérêts des mineurs : apposition de scellés, inventaire des biens des mineurs, nomination des tuteurs, etc.
- La Basse Justice : le seigneur peut juger les affaires relatives aux droits dus au seigneur, cens, rentes, exhibitions de contrats et héritages sur son domaine. Il s'occupe aussi des délits et amendes de faibles valeurs (dégâts des bêtes, injures, amendes inférieures à 7 sols 6 deniers). Il doit posséder sergent et prison afin d'y enfermer tout délinquant avant de le mener au haut justicier.

La Révolution Française de 1789 supprime les justices seigneuriales.

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