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Donjon de Brionne

SITUATION GEOGRAPHIQUE
Pays : France
Département : Eure
Commune : Brionne

Il y a toujours des ruines quelque part sur le chemin. Ce jour là, un petit détour de la route principale me conduisit à Brionne dans l'Eure, où de la ville (en bas), on peut apercevoir le donjon (en haut).

Le temps de trouver comment l'atteindre à pied (ça manque d'indications), un petit tour des ruines s'engagent. Pas d'indications sur le site, il me faudra les piocher sur internet et sa multitude de pages.

Le donjon fut construit à la fin du XIème siècle, et démantelé au XVIIIème siècle.

Il s'agissait d'un donjon carré de défense, l'un des derniers subsistants encore de nos jours en Normandie.

Il ne semble pas avoir changé depuis le début du XIème siècle.

Source : Mondes normands : Cette puissante tour fut probablement érigée par Robert Ier de Meulan († 1118), seigneur de Brionne, en remplacement d’une fortification plus ancienne située sur un îlot de la Risle, au coeur du bourg, et qui avait subi au moins deux sièges en 1047 et 1090. En 1124, la nouvelle tour dut à son tour subir un long siège mené par Henri Ier Beauclerc contre Galeran de Meulan, fils de Robert.

La tour se dresse à l’intérieur d’une petite enceinte de terre en forme d’arc-de-cercle qui pourrait correspondre à l’une des deux redoutes construites par Guillaume le Bâtard lors du premier siège de Brionne en 1047, la seconde étant probablement l’enceinte du même type qui se voit sur le rebord de la colline opposée, au nord-ouest du bourg.

Du donjon, qui se présentait originellement comme un massif bâtiment carré de 20 m de côté, aux murs de 4 m d’épaisseur garnis de contreforts, il ne reste plus qu’un pan et demi. Mais les maçonneries subsistantes, conservées sur une hauteur de 17 m, sont d’un extrême intérêt archéologique.

La construction était divisée en trois étages, un rez-de-chaussée aveugle, un premier niveau percé de fenêtres et une salle haute couverte d’une toiture à deux pans dont la marque est encore visible sur le parement interne. L’arrachement du mur ouest laisse apparaître, au niveau du premier étage, les restes d’une cheminée romane noyée dans la maçonnerie. Sur le parement externe du mur nord, près du sommet, se voit une série de trous quadrangulaires de grandes dimensions, généralement interprétés comme les traces des supports d’un hourd en bois.

 


 

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