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Les 70 ans du débarquement de Normandie

SITUATION GEOGRAPHIQUE
Pays : France
Département : Calvados
Commune : Colleville-Montgomery

Le 6 juin 2014, commémoration du 70ème anniversaire du débarquement. Nous avions connu un vétéran américain lors du 60ème anniversaire, il revenait à nouveau en Normandie et nous a officiellement invité à ces nouvelles commémorations au cimetière américain de Colleville Montgomery.

Discours de François Hollande puis de Barack Obama, hommage à ces hommes qui ont permis la libération de la France il y a 70 ans.


Le 6 juin 1944, ce qu'il s'est passé (© Tele Star)


Artillerie


Omaha Beach, la sanglante

Omaha Beach est l'une des cinq plages du débarquement de Normandie.

Affectée aux troupes américaines, elle est celle où les Alliés perdirent le plus de troupes le jour J ce qui lui vaut le surnom de « bloody Omaha » (Omaha, la sanglante)

Surnom mérité, en preuve ses statistiques : le plus lourd bilan des pertes du Jour J (30 % du total des pertes du 6 juin), le taux de perte le plus fort (avec Juno Beach) avec près de 8 % des effectifs débarqués dont beaucoup par noyade, 1 000 Américains tués, 2 000 blessés, 90 % des hommes de la première vague étant tués ou blessés.

Le vétéran qui nous a invité faisait partie de la deuxième vague d'assaut d'Omaha.


Les tombes au couleur du D-Day


Les tombes au couleur du D-Day, hommage

Toutes les croix du cimetière de Colleville-sur-mer sont tournées vers l'ouest, vers les Etats-Unis. 9388 personnes y sont enterrées, dont 307 inconnus et seulement quatre femmes.


Un des hélicoptères ayant amené des personnalités sur le site (mais pas celui du président)


Les artilleurs, qui ont fait tirer le canon pour la sonnerie aux morts


Discours de François Hollande

« Le sacrifice des populations normandes s’est longtemps effacé derrière l’héroïsme des soldats.
Cette tragédie est désormais reconnue par la République. »

« La France n'oubliera jamais la solidarité entre nos deux nations, la solidarité qui repose sur un idéal commun, le rêve, la passion de la liberté ».


Discours de Barack Obama

« À l’aube, la mer était rouge de sang, les bombes déchiraient le ciel.
Des milliers de parachutistes avaient atterri ailleurs qu’à l’endroit prévu ; des milliers de cartouches criblaient les chairs et le sable.
Des hommes nombreux comme des compagnies tombèrent en l’espace de quelques minutes.
« La plage de l’enfer » avait mérité son nom. »

À 8 h 30, le général Omar Bradley comptait que nos troupes seraient à l’intérieur des terres, à un bon kilomètre et demi.
« Six heures après les débarquements, écrivit-il, on ne tenait que dix mètres de plage. »
À notre époque de commentaires instantanés, l’invasion aurait été rapidement et carrément qualifiée de « débâcle », pour reprendre le terme employé par un officier.

Mais un jugement aussi précipité n’aurait pas tenu compte du courage d’hommes libres.
« Le succès ne viendra peut-être pas à toute vitesse, dirait le président Roosevelt ce soir-là, mais nous recommencerons toujours et encore. »
Et les parachutistes se sont frayé un chemin dans la campagne, en se battant, pour retrouver leurs camarades.
Des Rangers se sont hissés jusqu’au sommet des falaises pour faire taire les canons nazis.
À l’ouest, les Américains ont pris Utah Beach relativement facilement.
À l’est, les Britanniques ont foncé sur la côte, en furie après cinq années de bombardements sur Londres et poussés par le vœu solennel de « les combattre sur les plages ».
Les Canadiens, dont les rivages avaient été épargnés par la guerre, ont pénétré loin à l’intérieur des terres.
Et ici, à Omaha, les troupes qui ont fini par atteindre la digue en ont fait un abri, et un général a ordonné d’une voix tonitruante : « Si vous êtes des Rangers … ouvrez la voie ! »

À la fin de ce jour le plus long, cette plage avait été disputée, perdue, redisputée et gagnée – un morceau d’Europe libéré et de nouveau libre.
Une brèche avait été percée dans le mur d’Hitler, et l’armée de Patton pouvait s’engouffrer en France.

En l’espace d’une semaine, la plage la plus sanglante d’Europe était devenue le port le plus mouvementé du monde.
En l’espace d’un mois, un million de soldats alliés traversaient la Normandie et poursuivaient leur chemin en Europe.
Devant nos armées en marche à travers le continent, un pilote a commenté: « On aurait dit que la croûte terrestre s’était effritée. »
L’Arc de Triomphe était illuminé pour la première fois depuis des années, et les cris de « Vive la France ! » et « Vive les États-Unis ! » retentissaient dans Paris. »


Barack Obama


Défilé aérien en clôture de la cérémonie du cimetière de Colleville

 


 

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