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Les sources de l'Orne

SITUATION GEOGRAPHIQUE
Pays : France
Département : Orne
Commune : Aunou-Sur-Orne

Décidémment l'Orne regorge de sources, mais pour une fois on va s'intéresser à celle qui a donné son nom au département ! (il était temps que j'aille la voir).

Je vous ai déjà fait découvrir, dans ce département, les sources de la Sarthe et la source de la Mayenne (ou plus précisément son point de référence, le site de la Pierre-au-Loup".

Nous voilà donc maintenant toujours dans ce même département, mais cette fois-ci pour découvrir les sources de l'Orne.

La vallée de l'Orne est considérée comme l'une des vallées les moins connues de France, de part sa géographie particulière.

Si, depuis sa source, vous cherchez à suivre l'Orne, vous risquez de vous y perdre. Un peu plus loin, quand l'Orne entre dans la Suisse Normande, vous continuez à suivre ses nombreux méandres mais elle a alors atteint une taille plus raisonnable qui vous permettra de suivre son cours jusqu'à la mer.

L'Orne est en effet un fleuve puisqu'elle se jette dans la Manche après avoir traversé Caen, capitale bas-normande, et atteint Ouistreham.


Direction Ouistreham

L'Orne est le deuxième plus important des cours d'eau normands après la Seine, d'une part par sa longueur : 170 kilomètres; et, d'aure part, par son débit : 27,5 m3/s.

Pour la subtilité, il existe un deuxième cours d'eau en France nommé "Orne". Il est situé en Lorraine, c'est une rivière et non un fleuve. Ne pas les confondre donc.

L'Orne traverse deux départements, tout d'abord celui auquel ce cours d'eau a donné son nom : l'Orne, puis le Calvados (celui auquel une boisson a donné son nom!).


Le premier lavoir de l'Orne

C'est dès 1790 que le nom de ce fleuve est attribué au nom du département (l'un des 83 départements créés cette année là).

Située à 190 ou 200 mètres d'altitude selon les sources. En tout cas sur place, il est indiqué 200 mètres.

L'Orne prend sa source aux environs d'Aunou-sur-Orne, au nord-est de la forêt d'Écouves, près de Sées. Elle coule, en direction du nord-ouest, dans la plaine d'Argentan, puis surimpose sa vallée sinueuse et escarpée dans les granites d'Athis et les schistes et grès de la Suisse normande formant des gorges pittoresques. De Putanges à la forêt de Grimbosq, l'Orne parcourt sa trouée héroïque dans un environnement de buttes élevées et sauvages (mont d'Ancre, mont Cerisy), traçant un sillon profond encadré de parois rocheuses impressionnantes (rochers des Parcs, rochers de la Houlle, Pain de Sucre) près de Clécy. Juste en aval de Putanges, à l'entrée des gorges, le barrage de Rabodanges a été édifié, en 1960, pour régulariser le débit du fleuve et produire de l'électricité (puissance de 6 500 kW), créant un lac artificiel d'une longueur de 7 km. Dans la dernière partie de son cours, après avoir franchi, près de Thury-Harcourt, la boucle du Hom et ses schistes, témoins de la chaîne cadomienne vieille de 650 à 540 millions d'années5, l'Orne contourne le Cinglais, traverse la plaine de Caen avant de rejoindre la Manche à Ouistreham, dans le département du Calvados.

La source de l'Orne, géographique, officiel et historique (pas de débat pour une fois !!) est située à Aunjou-sur-Orne, petite commune de l'Orne près de Sées.

Le fleuve est connu de longue date comme le rappelle un historien (Poessel) dont un texte est présenté sur un des panneaux qui entourent le site des sources.

"Un long et unique passé entoure ce bleau fleuve de l'Orne. Déjà il était connu des anciens. Le géographe et savant Ptolémée, qui vivait au IIème siècle après JC en fait emntion et lui donne le nom d'Olina.
Au Moyen-Age, l'Orne est désignée sous des vocables différents. Une charte du duc Richard II de Normandie, de 1020, l'appelle Olnus. Dans le cartulaire de Saint Martin de Séez, en 1060, elle a le nom d'Olna. Dans le cartulaire de l'abbaye de Fontenai, en 1070, c'est Olena. Puis, en 1138, le grand chroniqueur normand Orderic Vital nous parle d'Olna Fluvius. Le trouvère Robert Wace, qui nous conta l'histoire de Guillaume le Bâtard (Guillaume le Conquérant) et chanta la conquête de l'Angleterre, désigne l'Orne en 1155, sous l'appellation d'Ougne.
Dans un jugement de l'échiquier de Normandie, en 1216, on retrouve le vocable Olna. En 1280, une charte du Roi de France, Philippe le Hardi, fait mention d'Oigne. Une autre charte royale de 1452 appelle l'Orne Urna. Pour finir, nous trouvons dans le cartulaire de l'abbaye Saint Etienne de Caen, en 1725, le nom d'Olne."

Du coup, toute ces appelations semblent avoir fait oublier l'étymologie de ce fleuve.

Selon un article de Ouest-France, le nom du cours d'eau viendrait du latin Ulmus qui désigne l'orme ou d'Ornus le frêne, deux arbres alors très présents dans le secteur du moins à une époque car le premier a depuis été décimé par la maladie.

Selon wikipedia, le terme Olina pourrait venir d'un terme gaulois signifiant "coude" ce qui pourrait correspondre à son aspect topographique.

Allez, un dernier piège. Vous avez parcouru la page et avez ouvert une carte de l'Orne pour situer "Aunou-sur-Orne", n'est-ce pas ? Et là, vous vous êtes dit "mais on dirait que l'Orne ne part pas d'aunou-sur-Orne mais de Trémont". Piège !!!

Un peu de visuel avec une carte IGN.

En fait, il ne s'agit que du ruisseau d'Orne, il ne grossit l'Orne que lors des pluies d'automne et d'hiver, alors qu'à Aunou-sur-Orne, l'eau y coule en permanence, même pendant les plus grandes périodes de sécheresse. Le ruisseau d'Orne peut donc être considéré comme le premier affluent de l'Orne, mais sa source est donc officiellement à Aunou-sur-Orne.

En ce qui me concerne, je n'ai pas découverte la source de l'Orne pendant une période de sécheresse, mais plutôt lors d'une "petite crue", je vous présente donc le lavoir sous l'eau (de l'eau jusqu'aux genoux quand même).

 


 

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