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L'église Saint-Quentin de Rapilly

 

SITUATION GEOGRAPHIQUE
Pays : France
Département : Calvados
Commune : Rapilly

Une petite église visitée au cours d'une sortie geocaching. Très banal au premier aspect, voire même rebutante avec son rideau servait à "cacher" la porte d'entrée, je lui ai trouvé un petit charme intérieur par quelques curiosités qu'elle abrite.


Vue d'ensemble de l'église

Il y a même un panneau d'information non loin de l'entrée qui nous présente les différents éléments inscits au monument historique, pas les plus beaux éléments à mon humble goût ... tant pis ;)


Collection d'étoles religieuses


D'anciennes chasubles entourant une statue de Jeanne d'Arc


Une vieille boîte d'encens

Le saviez-vous ? ... l'arbre à encens
L’encens est produit à partir de la résine d’un arbre que l’on trouve surtout dans la péninsule arabique (photo ci-contre = Yemen, île de Socotra, (C) Sciences & Avenir).

Cet arbre, haut de trois mètres à maturité, produit cette résine. L’écorce est incisée en enlevant un lambeau étroit et long, on racle ensuite l’endroit dégagé, et on récolte les concrétions de gomme-résine en les faisant tomber dans un récipient.

Les sécrétions de résine durcissent au contact de l’air et sont collectées deux à trois semaines plus tard ; ces gouttes solidifiées peuvent atteindre plusieurs centimètres. Parfois on les concasse, ce qui donne ce que l’on appelle les « grains d’encens ».

Dans la religion catholique, l’encens est brûlé dans un encensoir, tenu par un thuriféraire (d’un mot grec, « thus », encens, et d’un mot latin « ferre », porter) qui le fait osciller pour mieux diffuser le parfum de l’encens. La fumée de l’encens montant vers le ciel symbolise la prière qui monte vers Dieu.

Dans le choeur se trouve des dalles très usées de curés et d'un seigneur des lieux.


1764 ... et en profondeur une dalle usée


RIP, François Voison, chanoine, 1763

Une des pièces importantes de l'église est le maître-autel, polychromique, repeint au XIXème siècle.


le maître-autel


Vue intérieure de l'église

On peut rentrer par l'église par la porte latérale, porte par laquelle on tombe nez à nez avec un bénétier.


la porte latérale et son bénitier, et une chasuble


Le bénitier

Le saviez-vous ? ... le bénitier
Un bénitier est une petite cuve circulaire ou polygonale destinée à contenir l'eau bénite, faite le plus souvent de pierre, de marbre ou de métal, isolée sur un socle ou en partie engagée dans la construction et placée à l'entrée des églises chrétiennes.

Il faut chercher l'origine des bénitiers dans les ablutions et les purifications par lesquelles les Anciens procédaient à tout acte religieux ou privé, aussi bien les Egyptiens, desquels l'ablution des mains était exigée avant leur entrée dans un édifice sacré, que les Hébreux qui ne pouvaient, sans s'être purifiés par l'eau la tête et les mains, franchir le seuil du Temple ou commencer des prières particulières et enfin les Grecs et les Romains chez lesquels la lustration à l'aide d'eau aspergée avec un rameau de laurier ou d'olivier ou par le moyen d'un goupillon, accompagnait certaines cérémonies religieuses et toutes les purifications auxquelles, pouvaient être soumis les individus, les navires, les armées, les colonies (lors de leur fondation), les cités et parfois, en cas de grands désastres, les Etats eux-mêmes.

Selon certaines inscriptions latines, l'ablution à l'entrée de l'église a pour précepte :

NIPSON ANOMHMATA MH MONAN OPSIN

ce qui signifie :

Lave tes péchés et non pas seulement ta figure

 

A l'extérieur, côté droit, se trouve ce qui parait être une ancienne croix, et de l'autre côté, un ensemble de tombes, vieilles pour la plupart, le cimetière.


La Croix de l'église, qui est en fait une tombe de la propriétaire du château de Rapilly, Madame Henriette Valois des Leonard, décédée en 1876.

Le saviez-vous ? ... différence entre une croix et un calvaire
Le calvaire est un monument qui commémore la crucifixion, c'est à dire la scène du Golgotha, petite butte située hors de la ville de Jérusalem, où eut lieu la scène de la crucifixion. Le mot "Golgotha" en araméen signifie le "lieu du crâne", ce qui correspond au mot latin "calvarius" qui a donc donné au français le mot "calvaire".

On appelle croix, une pierre monolithe et taillée. Une croix peut porter un Christ. Un calvaire est une croix, mais toutes les croix ne sont pas des calvaires, car pour être appelé calvaire, le monument doit représenter au moins trois personnages présents au Golgotha. La représentation seule du Christ est un crucifix.

La plupart des croix se trouvent à des carrefours. Dans les croyances anciennes, on pensait que diables et sorciers se retrouvaient pour célébrer leurs sabbats. Il fallait donc conjurer leurs effets maléfiques en élevant aux carrefours des croix. Ces croix servaient aussi de repères géographiques.

On trouve différents types de croix :
- croix des chemins : survivance de cultes païens, guide pour des pèlerins
- croix de place : pour moraliser les transactions sur les marchés
- croix des morts : mis en place à la suite du décès d'un être cher dont on demande des prières
- croix de justice anciennes fourches patibulaires ou gibets
- croix d'indulgences : les prières demandées, Ave ou Pater, sont généralement indiquées au pied du calvaire.
- croix commémoratives : elles marquent un évènement tragique, décès, accident, meurtre
- croix de Mission
- croix de Jubilé
- croix de dévotion: financées par de riches familles, elles représentent un signe de témoignage pour la foi chrétienne
- croix votives: en reconnaissance pour un vœu accompli

 


Vielles tombes

L'église est dédiée à Saint Quentin, romain, fils de préfet qui s'en alla convertir au christianisme les régions du Beauvaisis et de la Picardie. Son succès provoqua la colère du préfet romain Rictiovarus qui l'arrêta à Soissons, et qui lui fit subir interrogatoires et supplices. Pendant ses différents supplices, Qzentin refusa obstinément d'abjurer sa foi.
Le préfet décide de l’emmener à Reims, la capitale de la Gaule belgique, pour l’y faire juger. Mais, en route, parvenu dans une ville appelée Augusta Viromanduorum, Quentin, échappé miraculeusement, recommence sa prédication et convertit 600 âmes en une nuit. Rictiovarus décide alors d’en finir : Quentin est torturé de nouveau, puis décapité le 31 octobre 303. Son corps est jeté par les soldats romains dans les marais qui entourent la Somme, dans le plus grand secret.
Sur le lieu de son martyre, la ville d'Augusta Viromanduorum prendra son nom : Saint-Quentin.


Le martyr de Saint Quentin par le préfet romain Rictiovarus

 


 

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