Retour index
Le viaduc de la Souleuvre

Le viaduc de la Souleuvre est une ancienne ligne de chemin de fer qui reliait les villes de Caen, Vire et Saint-Lo. Construit de 1887 à 1889 sur des plans de Gustave Eiffel, il ne reste aujourd'hui plus que les piliers du pont.

Depuis le début des années 90, il est devenu un lieu très connu pour le saut à l'élastique.

Ce n'est pourtant pas le saut à l'élastique qui nous conduisit au viaduc ce week-end là mais une exposition qui retraçait les 120 ans de sa construction.

Extrait d'un article de Ouest-France :
Tout commence le 20 août 1881 quand un arrêté ministériel annonce aux populations du Bocage que la ligne ferroviaire reliant Saint-Lô à Caen via Vire va franchir la profonde vallée de la Souleuvre au moyen d'un viaduc entre Carville et la Ferrière-Harang.

En 1887, les travaux commencent. Le pont, dont la partie métallique est édifiée selon les procédés utilisés par Gustave Eiffel pour la fameuse tour éponyme, est long de 364,20 m et culmine à 62,50 m de haut. Le tout repose sur 5 piles en maçonnerie brute, 14 000 m3 de pierres de tailles en granit de 350 kg chacune.

Ouverte aux voyageurs en 1891, la ligne frôle plusieurs fois la destruction pendant la Seconde guerre mondiale. Les alliés cherchent à détruire le Pont de la Malherbière - son autre nom - axe stratégique dans un bocage bas-normand occupé. Mais les 500 bombes larguées tombent toutes à côté, et ne font qu'endommager partiellement le tablier. La paix revenue, la SNCF y fera circuler des convois jusqu'en octobre 1960.

Face à un effondrement probable et une remise en état trop onéreuse, les travées sont dynamitées le 13 juin 1970. Le tablier s'affaisse dans un formidable vacarme. Ne restent que les cinq piles, intactes, dressées au milieu des gorges. Il faut attendre 1990 pour qu'une société de saut à l'élastique redonne un sens et une vie au lieu, y construisant le premier centre permanent dédié à cette activité au monde.

Contrairement aux écrits de l'article ci-dessus, l'exposition indique que le tablier s'est affaissé dans la nuit du 12 au 13 juin 1970, la vieille de son dynamitage.


Le 13 juin 1970, 4 charges de plastic composées chacune de 40 bâtonnets devaient à l'heure dite provoquer l'effondrement du tablier dans la vallée.
Mais ce fut la veille que le tablier décida de s'en aller ; il s'affaissa de par lui même et les travées s'effondraient dans un fracas entendu dans toute la vallée.
La chute imprévue de cette section entraina l'explosion en chaîne des charges faisant voler d'innombrables morceaux de ferraille dans la vallée. Un ouvrier fut blessé dans l'accident.


La nouvelle passerelle pour le saut à l'élastique

Un pilier vu de sa base


Un sauteur

Retour index