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Situation géographique
Pays
France
Département
Seine
Commune
Paris
Nous voici donc au Musée Dali, à Paris, quartier Montmartre.
Je ne vais pas vous faire la biographie de Dali, je pense que vous l'aurez trouvé bien ailleurs sur le web que sur mon blog ! Salvador Dalà (1904 - 1989) est un peintre, sculpteur, graveur, scénariste et écrivain espagnol. Il est considéré comme l'un des principaux représentants du surréalisme, et comme l'un des plus célèbres peintres du XXe siècle.
L'une des premières sculptures que l'on peut apercevoir dans le musée met en avant l'une de ses marques de fabrique la plus célèbre, l'horloge fondue (ou montre fondue), ... ici, sur le dos d'un cheval.
Le cheval, l'une des représentations daliniennes les plus connues, est sellé avec une montre molle : le temps contrôle tous les mouvements. L'Homme pense qu'il détient le contrôle sur sa vie mais c'est toujours le temps, au final, qui sera son guide. Le Cheval représente la vie de l'Homme accablée par la dureté du temps qui passe. Une sculpture assez parlante et dont le descriptif n'est pas tiré par les cheveux. Après une salle où vous en apprenez un peu plus sur la vie de Dali, vous descendez des escaliers au bas desquels se trouve l'autre figure incontournable de Dali : l'éléphant aux grandes pattes maigres. Celui-ci est orné d'une pyramide étirée doré sur son dos.
Cette sculpture est directement inspirée d'un tableau de Dali - la tentation de Saint Antoine (1947). Selon le récit d'Athanase d'Alexandrie (360 ap. JC), Saint Antoine part vivre une vie d'ermite dans le désert pour résister aux tentations des vices du monde. Dali transpose ces tentations diaboliques sur le dos d'animaux aux pattes infiniment étirées. L'éléphant spatial porte ainsi sur son dos un obélisque en résine translucide, symbole de la puissance solaire des Pharaons chez les Egyptiens. L'éléphant s'élance dans l'espace et ses fines pattes s'étirent pour défier l'apesanteur. Chimère toute dalinienne, il a des oreilles de chauve-souris, la queue d'un cochon et même une barbe de chèvre.
On a aussi l'éléphant de Triomphe (1975/1984). L'ange sur son dos annonce ici le succès et la prospérité.
Cet éléphant fait plutôt partie de la série des "Anges" de Dali.
Grâce au musée, j'apprends que Dali était fasciné par l'univers d'Alice au pays des merveilles, de Lewis Caroll. Alice rêve d'un monde imaginaire et sa curiosité l'amène à vivre des aventures qui la font grandir. Dali ajoute aux personnages des symboles surréalistes comme la montre molle ou la béquille et varie les techniques : dessins minutieux, tâches d'encre et peintures abstraites.
Parmi les oeuvres de l'artiste qui m'ont marquée lors de cette exposition, il y a ce rhinocéros napoléonien. De face, on distingue bien le rhinocéros, mais sur son dos, une carapace représente Napoléon (plus précisément son masque mortuaire).
Dali admirait l'empereur. C'est lors du tournage du film "L'histoire prodigieuse de la dentellière et du rhinocéros" que Dali fait une analogie entre Napoléon et le rhinocéros : tous deux sont une sorte de locomotive qui ne cesse de foncer. Je ne connais pas le film, mais déjà l'association dentellière / rhinocéros n'est pas aisée ... finalement Napoléon / Rhinocéros ça passe !
Au cours de la visite, le musée nous présente la "technique de la cire perdue" , technique notamment utilisée par Dali pour modéliser ses sculptures. Cette petite explication nous permet de comprendre la fabrication de l'ensemble des bronzes de Dali.
Dans l'univers Dali, il y a donc la montre molle, dont voici une autre représentation ci-dessous, mais aussi "les tiroirs".
Les tiroirs sont pour Dali la métaphore de la psychanalyse, parce qu'ils représentent les secrets, l'intimité, et l'inconscient. . Ces sculptures aux tiroirs sont tellement réalistes qu'on voudrait bien ouvrir ces tiroirs !
Parmi les collections de Dali se trouve également une série sur l'ogre Pantagruel, personnage de Rabelais. C'est fou ce que les personnages de Rabelais ont donné comme inspirations ... j'ai en tête les légendes de Gargantua qui façonnent le paysage (vous trouverez quelques unes de ces légendes parmi les chaos rocheux sur mon blog).
Il s'agit d'une série de lithographies inspirées des "géants" de l'univers de Rabelais, dépeints dans Gargantua et Pantagruel. Il s'agissait pour Dali d'un travail d'illustration d'un livre (1971/1973).
Le musée regorge de tout plein de petites sculptures dont il faut apprécier l'ensemble des petits détails ... et je ne pourrai pas vous proposer assez de photos de face, de profil, de dos, dessus / dessous, etc pour vous montrer ces petits détails, il faut vraiment les regarder sous tous les angles pour apprécier la complexité des oeuvres de l'artiste.
Pour cette dernière petite sculpture - la licorne - il est dit ici, qu'avec ce bronze, l'emblème de la pureté originale aurait été détourné en une allégorie de la virilité conquérante. Mais l'artiste se défend de cette interprétation : "Beaucoup estiment que mon oeuvre est phallique, mais je crois moi, que les symboles phalliques représentent tout le contraire de ce qu'ils paraissent présenter. La licorne est le symbole de la chasteté et de la virginité, mon oeuvre s'inspire, je crois, de la licorne tout autant que du rhinocéros." . Bon, ok, vous avez deux heures pour disserter sur le point de vue de l'artiste, des critiques, ou de l'oeuvre elle-même, mais je dois admettre qu'une femme nue couchée au pied d'une licorne dont la corne traverse un mur peut être sujet à discussion !
Le musée présente aussi une série "Roméo et Juliette". Là , clairement l'artiste m'a lâchée ... Les tableaux ont eu du mal à me faire penser à la pièce, trop abstraits pour moi peut-être, et la seule phrase que j'ai retenu c'est celle-ci : Ici, le bleu et le rouge dominent pour amplifier la dualité des passions.
La visite se poursuit, avec toujours un ensemble de lithographies, peintures et diverses sculptures ...
La Vénus Spatiale - La forme de base de cette sculpture est un torse féminin de la plus pure tradition classique. A ce torse, Dali a ajouté quatre éléments daliniens : une montre molle, un oeuf, deux fourmis et la division en deux parties du torse. La montre coule du cou de la sculpture, nous proposant deux interprétations antagonistes : que la beauté du corps est temporaire et disparaitra, que la beauté de l'art est éternelle. Les fourmis symbolisent la destinée mortelle de l'être humain. La Vénus spatiale est divisée en deux, dévoilant un oeuf, qui exprime la dualité dur/mou, mais aussi le combat pour la vie, le renouveau.
On a aussi les sculpture à la représentation classique : Adam & Eve dans le jardin d'Eden, et ce beau serpent formant un coeur.
Le musée met également en avant les oeuvres qui sont plus portées par une connotation religieuse.
Parmi les séries lithographiques, on peut également retenir celles de Don Quichotte de la Mancha (1957).
Et une des dernières catégories d'oeuvres présentées, sont celles que l'on pourrait classer comme trompe l'oeil. Il s'agit d'oeuvres qui ne présente pas la même image selon l'axe selon lequel vous regardez le tableau.
Bien évidemment le musée regorge de bien plus d'oeuvres que cette page ne saurait présentée, mais si cela peut vous donner envie de le découvrir, c'est avec un immense plaisir que je vous ai partagé ces quelques photos de la collection Dali. Musée Dali à Paris Montmarte.
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